la traction de Camille
Posté : mar. juin 09, 2015 6:52 pm
Le dessin des planches de cette traction m'a irrésistiblement attiré ; déjà, il y a des années, la 15 six d'Heller qui trônait dans les étals à des prix que je trouvais déraisonnables, m'avait fait très envie. Plus près de nous, le début de développement de celle de PPH29 avait rallumé une flamme jamais tout à fait éteinte, et pour finir, celle de Camille m'a fait craquer.
J'ai le souvenir d'une 11 familiale lancée presque à 130 kmh en descente sur une route bordée d'arbres. Le moteur grondait sous le long capot, résonnant dans l'habitacle , les phares vibraient sur les ailes galbées, les portières tremblaient au rythme du déséquilibre des roues et on disait tous "plus vite". A l'époque, pas de ceinture, point d'airbags, pas de colonne de direction repliable et autres gadgets. Juste un gros moteur et un volant. Bien sur, ça a fini par des milliers de morts sur la route et un régime sécuritaire (voire sécuritariste), auquel je me plie bien volontiers maintenant, même en moto. Et là, j'ai vraiment du mérite.
La petite silhouette noire de la voiture de Camille a fait remonter tous ces souvenirs mais en regardant les dessins de plus près, je n'ai pas retrouvé l'impériale allure de mon noir bolide.
J'ai donc décidé d'essayer d'améliorer l'apparence du modèle en utilisant une technique de construction que je n'avais utilisé qu'avec du bois, mais que je sais être applicable au papier (caboteur emiliana torrini) et que certains dont moi, utilisent parfois pour faire un bel arrondi. C'est l'empilage de couches. Au départ je ne voulais faire que la caisse, mais bon..
- Mon carton fait environ 0,4mm d'épaisseur . Cette dimension détermine le nombre de couches dont j'ai besoin en fonction de l'épaisseur de la pièce.
Pour éviter de longs calculs fastidieux j'ai collé ensemble une douzaine de petits morceaux. Je sais par simple comparaison combien de couches seront nécessaires.
- Collage colle à bois, hélas trop vinylique à mon goût (difficile à poncer). Vers la fin de la construction j'ai fait une petite recherche et j'ai enfin trouvé de la titebond aliphatique dans toutes les variétés désirées. Il fallait simplement chercher dans le matériel pour lutherie. Mes prochaines constructions devraient être plus belles. C'est deux fois moins cher que dans les magasins spécialisés en modélisme. Je ne sais pas pour les beaux arts. La titebond est la colle utilisée par tous les modélistes américains (nord, centre et sud pour une fois réunis)
- Utilisation de cyano liquide et gel pour les collages qui ne peuvent pas se maintenir longtemps facilement
- teintes, gouache, humbrol brillante et vernis acrylique.
- essai de sintofer qualité finition; tube en grande surface bricolage ou matériel automobile
En outils, la mini perceuse est très utile, le reste comme d'habitude.
Commençons
J'ai pris les fichiers de la version blanche.
les pièces de la planche de Camille collées sur le carton les pièces en quantités multiples pour faire les volumes Et pour me faire la main, les pièces découpées pour une roue de gauche à droite 4 roues, un pneu découpé dans une roue, un grand cercle et deux ronds plus petits pour simuler l'extérieur de la jante
Voilà toutes les pièces des roues découpées et regroupées sur une épingle qui restera sur elles jusqu'à la fin. La suite du montage des roues s'est fait avec un disque de moins que j'ai rajouté à la fin . L'épaisseur totale fait 6 fois 0,4 mm (4 disques, un anneau pneu et un anneau jante) et 6 fois le papier 80g collé sur le carton (environ 0,4 mm pour les six couches) ce qui nous fait une épaisseur de 2,8 mm plus un peu d'épaisseur pour la colle . Au total environ 3 mm donc environ 130 mm à l'échelle, ce qui n'est pas très loin des pneus de 155 d'origine. J'avais fait le montage avec une couche de moins, mais trouvant la roue trop fine au ponçage, j'ai rajouté un disque. J'aurai même pu en mettre deux.
à suivre
J'ai le souvenir d'une 11 familiale lancée presque à 130 kmh en descente sur une route bordée d'arbres. Le moteur grondait sous le long capot, résonnant dans l'habitacle , les phares vibraient sur les ailes galbées, les portières tremblaient au rythme du déséquilibre des roues et on disait tous "plus vite". A l'époque, pas de ceinture, point d'airbags, pas de colonne de direction repliable et autres gadgets. Juste un gros moteur et un volant. Bien sur, ça a fini par des milliers de morts sur la route et un régime sécuritaire (voire sécuritariste), auquel je me plie bien volontiers maintenant, même en moto. Et là, j'ai vraiment du mérite.
La petite silhouette noire de la voiture de Camille a fait remonter tous ces souvenirs mais en regardant les dessins de plus près, je n'ai pas retrouvé l'impériale allure de mon noir bolide.
J'ai donc décidé d'essayer d'améliorer l'apparence du modèle en utilisant une technique de construction que je n'avais utilisé qu'avec du bois, mais que je sais être applicable au papier (caboteur emiliana torrini) et que certains dont moi, utilisent parfois pour faire un bel arrondi. C'est l'empilage de couches. Au départ je ne voulais faire que la caisse, mais bon..
- Mon carton fait environ 0,4mm d'épaisseur . Cette dimension détermine le nombre de couches dont j'ai besoin en fonction de l'épaisseur de la pièce.
Pour éviter de longs calculs fastidieux j'ai collé ensemble une douzaine de petits morceaux. Je sais par simple comparaison combien de couches seront nécessaires.
- Collage colle à bois, hélas trop vinylique à mon goût (difficile à poncer). Vers la fin de la construction j'ai fait une petite recherche et j'ai enfin trouvé de la titebond aliphatique dans toutes les variétés désirées. Il fallait simplement chercher dans le matériel pour lutherie. Mes prochaines constructions devraient être plus belles. C'est deux fois moins cher que dans les magasins spécialisés en modélisme. Je ne sais pas pour les beaux arts. La titebond est la colle utilisée par tous les modélistes américains (nord, centre et sud pour une fois réunis)
- Utilisation de cyano liquide et gel pour les collages qui ne peuvent pas se maintenir longtemps facilement
- teintes, gouache, humbrol brillante et vernis acrylique.
- essai de sintofer qualité finition; tube en grande surface bricolage ou matériel automobile
En outils, la mini perceuse est très utile, le reste comme d'habitude.
Commençons
J'ai pris les fichiers de la version blanche.
les pièces de la planche de Camille collées sur le carton les pièces en quantités multiples pour faire les volumes Et pour me faire la main, les pièces découpées pour une roue de gauche à droite 4 roues, un pneu découpé dans une roue, un grand cercle et deux ronds plus petits pour simuler l'extérieur de la jante
Voilà toutes les pièces des roues découpées et regroupées sur une épingle qui restera sur elles jusqu'à la fin. La suite du montage des roues s'est fait avec un disque de moins que j'ai rajouté à la fin . L'épaisseur totale fait 6 fois 0,4 mm (4 disques, un anneau pneu et un anneau jante) et 6 fois le papier 80g collé sur le carton (environ 0,4 mm pour les six couches) ce qui nous fait une épaisseur de 2,8 mm plus un peu d'épaisseur pour la colle . Au total environ 3 mm donc environ 130 mm à l'échelle, ce qui n'est pas très loin des pneus de 155 d'origine. J'avais fait le montage avec une couche de moins, mais trouvant la roue trop fine au ponçage, j'ai rajouté un disque. J'aurai même pu en mettre deux.
à suivre